Les Fondements de la jurisprudence
Ceci est une traduction vulgarisée du livre (charh al oussoul min 'ilm al-Oussoul) de Cheikh Al Outheimin رحمه الله. J'y ai rajouté des paroles d'autres savants dont j'indique les noms entre parenthèse à la fin du paragraphe.

- l’Obligatoire
Définition :
Citation |
C’est ce que le législateur a ordonné en l’imposant. |
Explication de la définition
« le législateur » : c’est Allah ou son prophète صلى الله عليه وسلم. Allah est le législateur suprême, tandis que le messager transmet ce qui provient d’Allah tout en étant un législateur pour les adorateurs d’Allah.
« ce que le législateur a ordonné » : on appelle « obligation légal » ou « obligation religieuse » toute obligation formulé par le législateur, par opposition à l’obligation non religieuse formulé par un autre que le législateur.
Ex : ton grand frère t’ordonne de faire quelque chose. Ceci n’est pas une obligation légale (religieuse) [1].
Exception faite de l’ordre formulé par un chef. C’est une obligation légale tant qu’elle n’est pas une désobéissance car il nous a été ordonné d’obéir à ceux qui détiennent le commandement.[2]
« en l’imposant » : ceci permet de distingué l’obligatoire du préférable.
Les implications de l’obligatoire
Citation |
Son auteur est récompensé s’il le fait par obéissance, et il mérite le châtiment s’il le délaisse. |
Explication
S’il ne le fait pas avec l’intention d’obéir à Allah, il ne reçoit pas de récompense.
« il mérite le châtiment », nous n’avons pas dit « il est châtié » car Allah peut très bien lui pardonner [3]. Il mérite le châtiment. Puis il ce peut qu’il soit châtié et il ce peut qu’il ne le soit pas.
Remarque :
On peut reconnaître le caractère obligatoire d’une chose par le fait qu’il est stipulé que son auteur mérite tel ou tel châtiment s’il le délaisse.
- le Préférable
Définition
Citation |
C’est ce que le législateur a ordonné sans l’imposé. |
Explication de la définition
L’obligatoire et le préférable se distinguent dans la deuxième moitié de la définition. Les cinq prières quotidiennes sont obligatoires, tandis que les deux unité de prières (rak’a) après le dohr son préférables. On dit aussi qu’elles sont Sounnah.
Les implications du préférable
Citation |
Son auteur est récompensé s’il le fait par obéissance, et il n’est pas châtié s’il le délaisse. |
Le mot Sounnah
Il faut faire attention avec ce terme car dans le langage technique et moderne il désigne le préférable, tandis que le prophète صلى الله عليه وسلم et les compagnons l’utilisaient aussi bien pour désigner un acte obligatoire qu’un acte préférable.
Ex : dans Al Boukharie , d’après Talha bni abdillah bni ‘awf qu’Allah l’agrée : « j’ai prié la prière funèbre derrière ibn Abbass. Il récita la Fatiha à haute voix. Puis il dit : j’ai fait cela afin que vous sachiez que la Fatiha est une Sounnah. »
C'est-à-dire que la Fatiha est une obligation.
La Sounnah Mou-akkada
Ce n’est pas une obligation, mais le législateur a insisté dessus de sorte que celui qui ne l’accomplie perd une grande récompense, sans toutefois commettre un péché.
- Le proscrit
Définition
Citation |
C’est ce que le législateur a interdit d’accomplir en l’imposant. |
Explication
« Ce que le législateur a interdit » : l’interdiction – comme nous le verrons plus loin – est une demande autoritaire de délaissé une chose.
L’implication de l’interdit
Citation |
Son auteur mérite le châtiment, tandis que s’il le délaisse par obéissance, il sera récompensé. |
Explication
« Son auteur mérite le châtiment», en effet, le châtiment n’est pas automatique. Allah peut lui pardonner, comme il peut le châtié.
- Le Détestable
Définition
Citation |
C’est ce que le législateur a interdit d’accomplir sans toutefois l’imposer. |
Explication de la définition
Le prophète صلى الله عليه وسلم nous a interdit de prendre une chose ou de la donner en utilisant la main gauche.
Cette interdiction a pour jugement : « Détestable ».
C'est-à-dire qu’il est détestable de donner ou de prendre par la main gauche.
Tandis que boire et manger de la main gauche est proscrit.
L’implication du détestable
Citation |
Son auteur ne sera pas châtié, tandis que s’il le délaisse par obéissance, il sera récompensé. |
Explication
« Son auteur ne sera pas châtié », on ne doit pas se laissé trompé par cette prescription, car si le législateur a demandé de le délaisser, c’est qu’il y a une raison : la chose détestable peut être un pont vers la chose interdite. Le législateur ne nous a pas imposé son délaissement afin de ne pas charger la communauté. Les petites désobéissances peuvent mener au grande qui à leur tour peuvent mener au « Koufr » (mécréance).
Le terme Makrouh
Le détestable est exprimé en arabe par le terme makrouh. Cependant certain Savant parmi les prédécesseurs l’utilisaient avec le sens de « proscrit ». C’est le cas de l’Imâm Ahmad et l’imâm Châfi’i. Le mot est utilisé aussi dans le Coran avec ce sens (sourate 17 versets 38).
- Le permis
Définition
Citation |
C’est ce sur quoi n’est appliqué aucun ordre ni aucune interdiction de quelque manière que ce soit. |
Explication de la définition
« aucun ordre », permet d’exclure l’obligatoire et le préférable
Règles Fondamentales
- La règle de base
Citation |
Les moyens ont les mêmes prescriptions que leur fin. |
- Explication
« Les moyens », en arabe « waçâ-il » qui est le pluriel de « wacîlat ». Les savants d’Oussoul Al Fiqh l’on définit comme suite :
Citation |
On appelle « wacîlat » tout moyen menant inexorablement - ou a de forte probabilité de mener- à une finalité déterminée. |
« Ont les mêmes prescriptions que leur fin » : toute choses menant à un interdit est lui-même interdit. De même pour le détestable.
Ex : Je veux vendre mon walkman à une personne sur lequel je sais pertinemment qu’il écoutera de la musique. La vente du Walkman à cette personne m’est interdite.
De même, si c’est un moyen menant à une chose détestable, il est alors lui-même détestable. En lui-même le Walkman ne fait l’objet d’aucune interdiction de la part du législateur puisqu’il n’existait pas à l’époque du prophète صلى الله عليه وسلم. Il est donc considéré par défaut comme permis. Mais s’il est utilisé à des fins illégales, il devient illégal. [4] (albâni)
Si un acte obligatoire ne peut être réalisé qu’en passant par un autre acte, alors ce dernier devient obligatoire. De même pour le détestable.
Ces outils consistent en des règles générales tirés du Coran et de la Sounnah.
Ceci est l’explication de la parole d’Allah : « Et nous avons expliqué toute chose de manière détaillé » [17 :12], ainsi que la parole du prophète صلى الله عليه وسلم « Il ne reste rien de ce qu’Allah vous ait ordonné que je ne vous ai ordonné et il ne reste rien de ce qu’Allah vous a interdit que je ne vous ai interdit ».
Donc l’explication se fait tantôt au moyen de règles générales qui s’appliquent à énormément de cas, comme par exemple la parole du prophète صلى الله عليه وسلم «Toute innovation est égarement » : les innovations sont innombrables.
C’est la définition générale de l’innovation qui va nous permettre de les reconnaître. Et tantôt au moyen d’une explication direct de la chose qui nous dispense de revenir à ces règles générales. Comme par exemple l’héritage qui est détaillé dans le Coran. [5] (albâni)
Les implications du permis
Citation |
Tant que le permis conserve son état « permis », il n’est attaché à aucune récompense, ni à aucun châtiment. |
- Explication
« Tant que le permis conserve son état « permis » », c'est-à-dire tant que la chose permise ne fait pas l’objet d’un ordre ou d’une interdiction à cause de l’une des raisons que nous avons évoqué plus haut.
- Résumé des règles

Définition
Citation |
Ce sont les caractéristiques définit par le législateur et qui permettent de distinguer l’acte valide du Caduc, le jugement établie de celui qui ne l’est pas. |
Elles sont au nombre de cinq :
- Le valide dans les actes d’Adoration
Citation |
C’est ce qui permet de s’acquitter de la dette envers le législateur et fait cessé la demande d’accomplissement de l’adoration. |
Explication
Une adoration peut être valide si l’adorateur le croit sincèrement, même si dans la réalité il n’a pas fait tout ce qui fallait.
Exemple : Une personne fait la prière en pensant que ses habits sont propres. Sa prière est valide. Même si en réalité ses vêtements sont souillés. Mais parce qu’il ne le sait pas, et qu’il pense sincèrement avoir fait tout ce qu’il fallait, sa prière est valide. Le législateur ne lui demande pas de recommencer la prière. Nous disons qu’il s’est acquitté de sa dette.
En accomplissant l’obligatoire, l’adorateur s’acquitte d’une dette.
On peut dire que dans l’obligatoire, il exécute aussi une demande, mais on ne peut pas dire dans le préférable qu’il s’acquitte d’une dette.
Règle
Citation |
Une chose n’est valide qu’après avoir accompli toutes ses conditions et avoir écarté tout se qui entrave sa validité. |
- La condition
Citation |
C’est ce qui par son absence entraîne l’inexistence et par sa présence n’entraîne pas forcément l’existence |
Ex : les ablutions sont une condition pour la validité de la prière, car si on ne les fait pas (leur absence), alors la prière n’est pas valide, c’est comme si on ne l’avait pas prié (inexistence de la prière).
- L’entrave (ou l’obstacle)
Citation |
C’est ce qui, par sa présence, entraîne l’inexistence, et par son absence n’entraîne pas forcément l’existence. |
Explication
Ex : une personne décide de faire une prière surérogatoire (sans raisons particulière) pendant les heures interdites. Il prie avec concentration et dévotion. Est-ce que sa prière est valide ? Non ! Elle ne l’est pas parce qu’il y a une entrave à sa validité : l’existence d’une interdiction. Sa présence entraîne l’inexistence de la prière. Mais sont absence ne garanti pas l’existence de la prière. Il peut très bien ne pas prié au moment ou cela est permis.
- Le Caduc (le Nul)
Citation |
C’est ce qui ne permet pas de s’acquitter de la dette envers le législateur et ne fait pas cessé la demande d’accomplissement de l’adoration. |
Règle
Citation |
Toute adoration, contrat, et toute condition non valide est interdit |
Car cela revient à transgresser les limites établies par d’Allah et à prendre en dérision ses versets. Et il est interdit d’ériger des conditions là ou il n’y en à pas.
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « qu’ont’ils donc à émettre des conditions qui ne se trouvent pas dans le livre d’Allah » (Al boukharie)
Et il a dit : « Toute conditions qui ne se trouve pas dans le livre d’Allah est Null. Même s’il y en avait des centaines. L’ordre d’Allah à plus le droit d’être appliqué… » (mouslim)
- La cause (sabab)
Citation |
C’est ce qui par sa présence va entraîné l’existence et qui par son absence entraîne l’inexistence. |
on l’appelle aussi ‘illa, et est utilisé afin d’établir un jugement sur une chose.
Il est permis en voyage de raccourcir la prière. La cause de cette permission, c’est le fait d’être en voyage.
La permission existe car la cause existe, et elle n’existe plus si la cause disparaît.
- L’Ordre
Définition
Citation |
C’est une parole, énoncé de manière autoritaire, exprimant une demande d’accomplir une chose. |
Explication
« Une parole », le simple geste n’est pas considéré comme un ordre chez les savants de cette science.
Règle fondamentale
Citation |
L’ordre énnoncé par le prophète صلى الله عليه وسلم est considéré par défaut comme une obligation, jusqu'à ce que vienne une preuve qui démontre le contraire. |
Citation |
Un ordre doit être exécuté le plus rapidement possible, sauf s’il existe une preuve qu’il peut être retarder. |
- L’interdiction
Définition
Citation |
C’est une parole, énoncé de manière autoritaire, exprimant une demande de délaisser une chose en utilisant la formule « ne…pas ». |
Explication
Règle fondamentale
Citation |
L’interdiction énoncée par le prophète صلى الله عليه وسلم sur une chose rend par défaut cette chose proscrite, jusqu'à ce que vienne une preuve qui démontre le contraire. |
Citation |
Une interdiction doit être délaissé sur le champ. |
Citation |
L’interdiction entraîne la nullité de l’action sur laquelle elle est appliquée. Elle entraîne aussi son annulation si l’interdiction vise une condition de l’acte. |
Explication de la troisième règle
Exemple : couvrir les parties intimes est une condition de la prière. Si je porte un « Qamiss » en soie, alors ma prière avec ce « Qâmiss » n’est pas valide car porté de la soie est interdit pour l’homme. L’interdiction ici porte sur une condition de la prière (couvrir les parties intimes).
Le Moukallaf : celui qui est doué de raison et a atteint l’âge de la pubèrté.
- les rêves érotiques (consensus des savants)
- avoir 15 ans
- les poils au pubis
- les menstrues
- Les entraves à la responsabilité
- l’ignorance
- l’oublie
- la contrainte
Citation |
1. toutes personnes commettant un interdit par ignorance est excusé et ne doit pas rattraper l’adoration dans laquelle l'interdit a été effectuée. |
exemple de l'homme qui a parlé pendant la prière en comun. Le prophète صلى الله عليه وسلم lui a enseigné l'interdiction mais ne lui a pas demandé de recommencer la prière.
Citation |
2. lorsqu’un acte obligatoire dans une adoration limité dans le temps à été délaissé par ignorance, puis qu’on apprend l’obligation après son temps, alors on ne doit pas le rattraper. Si l’heure n’est pas passée alors il recommence l’acte d’adoration. |
exemple de l'homme qui ne faisait pas de pause entre chaque geste de la prière : le prophète صلى الله عليه وسلم lui a demandé de recommencer la prière actuelle mais pas les prière passé
- Le général et le particulier
Le générale (ou l’universel) et le particulier (ou l’exception) sont deux notions très importantes en Islam. Elles constituent les piliers des outils que le prophète صلى الله عليه وسلم nous a enseigné pour comprendre la législation.
- Le général (ou l’universel)
Définition
Citation |
C’est un énoncé ayant une portée générale, englobant ainsi Toute les choses d’un groupe. |
Explication
Si je dis : « toutes les roses sont noires », c’est un énoncé générale car il vise toute les roses. Si je dis : « deux mille roses sont noir », ce n’est pas un énoncé générale car il y a une restriction numérique. Si je dis : « abdallâh est sortie de la maison », ce n’est pas un énoncé générale, car on parle d’une personne déterminé.
- Ceux qui ne comportent aucune exception.
Ex : « Vos mères vous sont interdite » [sourate les femmes verset 23].
« Vos mères » a une portée générale, c'est-à-dire toute vos mères sans exception.
- Ceux qui comportent des exceptions : « La charogne vous est interdite » [la table servie verset 3]Elle comporte une exception : le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « deux charognes et deux sangs nous sont permis, les deux charognes sont le poissons et le criquets, tandis que les deux sangs sont le foie et la rate. »[ hadith rapporté par ibn majah d’après ibn omar].
Les formules qui permettent de reconnaître un énoncé général
- les mot clé tel que : « tous » (à l’affirmative) et « aucun » (à la négative), « la totalité », « l’ensemble »…
- le genre défini lorsque le contexte permet de montrer qu’il a une valeur générale.
- le terme « ceux » dans une phrase conditionnel : « ceux qui n’iront pas en cour, le regretterons »
Règle fondamentale
Citation |
On doit appliqué l’énoncer générale en tenant compte de son caractère globale jusqu'à se que parvienne une preuve introduisant une restriction (ou exception). |
Preuve :
Hadith 1213 dans « ryadh assâlihîn. »
Il répondit : « Rien ne m’a été révélé au sujet des ânes si ce n’est ce verset unique et générale : « celui qui fait dans le bien le poids d’un grain de poussière le verra et celui qui fait dans le mal le poids d’un grain de poussière, le verra ».
Citation |
Les énoncés doivent être pris dans leur sens premier jusqu'à ce qu’une preuve nous incite à l’interpréter (définition de l'interprétation dans un prochain chapitre) |
Dans le Hajj, le prophète a exécuté le va-et-vient entre Safâ et marwa en commençant par Safa. Il s’est appuyer pour celaصلى الله عليه وسلم sur le verset :
« « As-Safâ et Al-Marwa sont vraiment parmi les lieux sacrés d' Allah. » [S2, V158].
En effet il a dit : « je commence par ce par quoi Allah a commencé » (mouslim 1218).
Règle fondamentale
Citation |
Lorsqu’un énoncé général a pour cause un événement particulier, alors seul l’énoncé général doit être pris en compte. Sauf si une preuve venait introduire une restriction limitant la portée de l’énoncé aux situations ressemblant à celle qui fut la cause de l’énoncé. |
Cette règle est déduite du caractère universel du message : « Qu' on exalte la Bénédiction de Celui qui a fait descendre le Livre de Discernement sur Son serviteur, afin qu' il soit un avertisseur à l' univers ».
Si un verset descend à cause d’un individu particulier à l’époque du prophète صلى الله عليه وسلم, le verset ne sera pas restreint à cet individu, mais englobera tout les individu.
Exemple 1: « 1- Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux et se plaignait à Allah. Et Allah entendait votre conversation, car Allah est Audient et Clairvoyant.2- Ceux d' entre vous qui répudient leurs femmes, en déclarant qu' elles sont pour eux comme le dos de leurs mères... alors qu' elles ne sont nullement leurs mères, car ils n' ont pour mères que celles qui les ont enfantés. Ils prononcent certes une parole blâmable et mensongère. Allah cependant est Indulgent et Pardonneur.3- Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent sur ce qu' ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d' avoir aucun contact (conjugal) avec leur femme. C' est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites4- Mais celui qui n' en trouve pas les moyens doit jeûner alors deux mois consécutifs avant d' avoir aucun contact (conjugal) avec sa femme. Mais s' il ne peut le faire non plus, alors qu' il nourrisse soixante pauvres. Cela, pour que vous croyiez en Allah et en Son messager . Voilà les limites imposées par Allah. Et les mécréants auront un châtiment douloureux. » [ Sourate 58 verset 1-4] .
Ce verset est descendu sur Awss bni çâmat qui avait dit à sa femme ; « tu est comme le dos de ma mère », expression qui était considéré à l’époque préislamique comme un divorce. Nous ne disons pas que le verset est descendu uniquement pour régler le problème de ce couple. Non, il s’applique à tout ceux qui sont dans la même situation.
Si nous prenons l’énoncé général de ce hadith du point de vu de la situation et des personnes, alors il faudrait dire que jeûner en voyage n’est pas bien pour tout le monde et dans toutes les situations. Mais il existe une preuve que la généralité ne concerne que les individus et non les situations. En effet l’énoncé ne concerne que les gens qui sont dans la même situation que cet individu. Cet homme était en difficulté et malgré cela il jeûne. La preuve est : « d’après abou dardâ qu’Allah l’agrée : Nous somme sortie en voyage avec le messager d’Allah pendant le moi de Ramadan dans une journée très chaude au point que certains d’entre nous couvrait leur tête avec les mains. Personne ne jeûnait en dehors du messager d’Allah et de Abdallah bni rawâha. » (boukharie et mouslim). Ce hadith nous prouve que la parole du prophète صلى الله عليه وسلم « il n’est pas bien de jeûner en voyage » ne vise pas ceux pour qui le jeûne ne constitue pas une chose pénible.
- Le particulier (khâss)
Citation |
C’est un énoncé dont la porté atteint un ou plusieurs éléments d’un groupe sans couvrir sa totalité. |
- la restriction (Takhcisse)
Citation |
C’est le fait d’exclure un ou plusieurs éléments d’une généralité. (cas particulier, exception) |
Explication :
- l’énoncé général qui subi la restriction
- l’énoncé particulier qui sera l’agent de la restriction
- la restriction qui est l’action d’exclure le particulier du général.
- la restriction continue
- La restriction discontinue
La restriction continue
Définition
Citation |
On appelle restriction continue, une restriction dans laquelle l’énoncé particulier ne peut en aucun cas âtre détaché de l’énoncé générale |
La restriction discontinue
Définition
Citation |
On appelle restriction discontinue, une restriction opéré par un énoncé particulier détaché de l’énoncé générale. |
Exemple : « La charogne vous est interdite » [la table servie verset 3]. Elle comporte une exception : le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «deux charognes et deux sangs nous sont permis, les deux charognes sont le poissons et le criquets, tandis que les deux sangs sont le foie et la rate. »[ hadith rapporté par ibn majah d’après ibn omar].
Règle évoqué par cheikh Al-Albânî lors de sa divergence avec cheikh ibn bas sur la position de la main apés le roukou'.
Citation |
On ne dois appliqué la généralité d'un texte traitant des actes d'adorations et ayant une portée générale que si et seulement si cette généralité fut appliquée par les Salafs. |
Citation |
On doit appliqué l’énoncer générale en tenant compte de son caractère globale jusqu'à se que parvienne une preuve introduisant une restriction (ou exception). |
[5] Voir le petit ouvrage de cheikh Al-Albânî « comment devons nous comprendre le Coran » page 8
copié de labonnereference.forumactif.fr (copié d'al 3ilmchar3i.net)